8 suppressions de postes au Lycée Jean Vilar à la rentrée prochaine.

Publié le 19 Mars 2008

L'Education Nationale après avoir dit qu'elle aiderait le lycée Jean Vilar, envisage de supprimer 8 postes d'enseignants ! L'Education Nationale marcherait-elle sur la tête ? Les élèves et les enseignants du lycée de Meaux ont commencé a débrayer massivement depuis hier...

Rédigé par F.B.

Publié dans #370 Education

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Benjamin 20/03/2008 10:55

Non, c'est la concrétisation pratique de ce qu'est une politique de droite, dans sa version sarkozyste. Pas de mauvaise surprise, c'était inscrit, c'était promis!Quand il a promis de ne pas remplacer "un fonctionnaire sur deux parmi ceux qui partent à la retraite", la quasi totalité des non foctionnaires a ricané, a approuvé, y compris parmi ceux qui votaient à gauche. Fonctionnaire, ce n'est pas une entité abstraite, c'est le professeur de votre gosse, l'infirmière de votre mamy quand elle va à l'hopital, le flic de votre quartier (eux aussi seront touchés dans une moindre mesure), l'assistante sociale dont certains ont besoin, etc. On sort du domaine de l'abstrait d'une promesse électorale pour rentrer dans la traduction concrète... En compensation, je suppose qu'on demandera aux professeurs de ce lycée de faire des heures supplémentaires (dans un contexte pas toujours facile), ce qu'ils ne seront pas tenus d'accepter (sauf dans une certaine mesure, mais si c'est imposé je gage qu'ils n'y mettront pas tous de la très bonne volonté: juste ce que leur conscience professionnelle leur impose et c'est déjà pas mal, surtout que dans l'éducation nationale les heures suplémentaires sont souvent... moins payées que les heures "normales"). S'il y a un manque, alors on embauchera des contractuels sous payés, pas formés, sans aucun droit. Je ne suis pas sûr que ce soit un gage d'efficacité.Je connais une école de Dordogne où pour quatre gosses qui manquaient, on a fermé une des deux classes et fait un "regroupement pédagogique" sur trois communes. Les gosses qui avaient 300 mètres à faire pour rentrer chez eux (de ce fait ils ne mangeaient pas à la cantine) sont contraints de se lever 1h15 plus tôt, de prendre un car qui fait une "tournée", de manger à une cantine, et de rentrer en car: une journée scolaire de six heures est remplacée pour des pitchounes par une absence de 9h de la maison si on tient compte de l'inter-classe; les impôts du département (transport scolaire à développer) et de la commune (cantine à créer) augmenteront, les gamins voient leur vie chamboullée. La commune a voté à 56% pour cette politique. Vous avez chanté au printemps? dansez, maintenant!

fred 20/03/2008 09:58

C'est ce qu'on appelle mettre le lycée jean vilar dans les lycées  excellence ou soit disant on propose de mettre des fonds financiers pour lutter contre l'échec scolaire. C'est une magnifique contradiction