Dimanche nous votons... 2 FOIS ! (et les cantonales... on ne les oublie pas !)
Publié le 5 Mars 2008
Dimanche 9 mars nous nous rendrons aux urnes pour élire un nouveau maire, mais aussi (pour certains), élire un conseiller général !
J'ai beaucoup parlé ici des candidats se présentant aux municipales, pas de ceux des élections cantonales. Il y a des raisons. Déjà, c'est la relative discrétion des élections cantonales face à des municipales qui occupent une grande partie des sujets dans les media. Mais aussi que tout le monde ne vote pas pour les cantonales. Et à Meaux, une partie de la ville est concernée : seul le canton de Meaux Sud (donc une partie de Meaux et les communes de Fublaines, Isles-lès-Villenoy, Mareuil-lès-Meaux, Montceaux-lès-Meaux, Nanteuil-lès-Meaux, Trilbardou, Trilport, Vignely et Villenoy) aura à choisir un nouveau conseiller général.
Les cantonales sont des élections partielles, les conseils généraux élus pour 6 ans (comme les maires) étant renouvelés en principe par moitié tous les 3 ans.
Le principe des cantonales est aussi différent de celui de municipales. Pour les cantonales on vote pour un conseiller (et son suppléant), et non pour une liste. Mais on vote aussi et surtout pour une couleur politique. Ce qui apparaît plus ou moins vague pour la ville, est parfaitement clair en ce qui concerne le département ; par exemple, Jean François Copé soutient sous les couleurs de l'UMP le candidat Jean François Parigi, ce qu'il a renoncé de faire pour la liste qu'il mène aux municipales à Meaux.
Si on connaît mal, ou on ne connaît pas les candidats à ces cantonales, la référence au parti politique devient le moyen référent pour faire son choix.
Grand enjeu de ces cantonales : que la droite réussisse à prendre la présidence du conseil général à la gauche aujourd'hui tout juste majoritaire; dans un département ou les gens ont votés massivement à droite aux présidentielles, aux législatives, et avec de nombreux maires de droites A l'inverse la Région est profondément encrée à gauche ! L'équilibre des forces ? Si la gauche arrive à conserver sa majorité !
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Les candidats à se présenter aux cantonales de Meaux sud sont au nombre de 6 :
A gauche :
- Thomas BRISSET (Bové-LCR-Alter) : Il figure sur la liste de la gauche unie au coté de Patrick Mavré (en 21 eme place)
- Russell YATES : D'abord identifié PC, le parti lui a enlevé son soutient deavnt son refus de s'associer à la liste Mavré) :
http://elections.leparisien.fr/elections-municipales-2008//seine-et-marne-77-municipales/2212-le-pc-ne-soutient-pas-russell-yates.php
- Jean-Michel MORER (PS) : actuel maire de Trilport et candidat à sa succession.
Au centre :
- James BALOGOG (Modem) : Ex socialiste, qui a choisi de quitter la gauche meldoise dernièrement, pour rejoindre les rangs du Modem et la liste montée par Ange Anziani (n°9)
A droite :
- Jean-François PARIGI (UMP) : l'actuel premier adjoint de la municipalité meldoise, se présente également sur la liste (sans étiquette ?) de Jean François Copé. En 3 eme position sur la liste.
- Marie-Christine ARNAUTU (FN) : Il a été question à un moment que la candidate FN monte sa propre liste pour les municipales. Le parti moribond n'aura pas permis à Marie Christine Arnautu de fédérer 43 noms pour pouvoir se présenter aux municipales meldoises.
77FM propose une courte interview enregistrée de chacun des candidats sur son site, à retrouver ici : http://www.77fm.net/modules/news/article.php?storyid=717
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Pour aller un peu plus loin sur les cantonales :
Voir ce que dit le site service-public.fr, à propos des élections municipales et cantonales : http://www.service-public.fr/actualites/00714.html
Allez jeter un oeil également sur le site du Conseil Général :
http://www.seine-et-marne.fr/
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Un mot personnel pour conclure, sur le département et ses missions.
Lorsque le rapport Attali a annoncé la "disparition" des départements, j'étais d'accord avec cette idée... Seulement si on considère qu'il s'agit de faire disparaître une entité administrative dans un système où on a déjà beaucoup (trop) d'échelons administratifs ! Et dans certains cas, comme pour Paris ou les DOM-TOM, à la fois ville et département ou région et département, la nécessité de redonner une cohérence à la carte administrative. Petite digression : mais pour Paris, par exemple, le département de Paris (75) pourrait regrouper en une seule entité les actuels départements des Hauts-de-Seine (92), de la Seine-Saint-Denis (93), du Val-de-Marne (94), posant ainsi les bases de ce dont on parle beaucoup ces derniers temps : le GRAND PARIS !
Dans la forme, les départements ne changeraient pas. Ils continueraient d'exister, mais leur rôle administratif et leur mission seraient répartis différemment, entre des entités différentes : l'ÉTAT, la Région, et la commune (ou plutôt la communauté de commune). Le but étant d'éviter la multiplication et le dédoublement des missions comme c'est le cas actuellement. Par exemple concernant les transports (à donner entierement à la Région ?), ou la culture (multiplication des manifestations a redonner aux villes), ou le social (le RMI : compétence transférée sous le coup de la décentralisation de l'Etat au département... mais peut-être qu'il s'agit d'une compétence de l'Etat ?)
Enfin cette idée n'est pas à l'ordre du jour.
La mission du département aujourd'hui se fait autour de 6 grand pôles d'action : l’aide sociale, l’enseignement et la formation, les infrastructures et les transports, la qualité de vie, la culture et l’économie.
On peut se dire que le candidat choisi au poste de conseiller général devra être compétent et volontaire dans tous ces domaines ! CHOISISSEZ ET VOTEZ !