Le prix du café...

Publié le 31 Octobre 2008

Un sujet récurent, sans doute parce qu'il est un indice du niveau de vie, le prix du café revient dans l'actualité, à l'occasion de deux articles parus aujourd'hui dans le Parisien et sur 20minutes-Nantes :


FACE A LA CRISE, IL VEND SON CAFE A 1 €
(par Laure Parny LESIGNY, Le Parisien).

"Un cafetier a baissé le prix de son p’tit noir et le fait savoir. Il a retrouvé les 30 % de chiffre d’affaires perdus après l’interdiction de fumer dans les cafés.


Pascal Aguila, cafetier, propose désormais le café à 1 € au comptoir, pour le plus grand plaisir des clients.«POUR votre pouvoir d’achat, ici, le café à un 1 € au comptoir ». La grande banderole a été affichée sur la devanture du café le Lésigny, dans la ville du même nom, depuis le début du mois d’octobre. Pour s’adapter aux moyens financiers en baisse de ses clients, en attirer d’autres, relever son chiffre d’affaires après l’interdiction de fumer, Pascal Aguila a remonté ses manches.
La décision a été prise en quelques jours : passer le prix du café de 1,10 € à 1 €, pour être ainsi le moins cher du secteur.
Gérant du Lésigny depuis mai 2006, Pascal Aguila ne regrette pas de rogner sur sa marge. « Cette baisse attire de plus en plus de monde. En quelques jours, j’ai remonté mon chiffre d’affaires de 30 %, ce qui correspond à la baisse qui s’était fait sentir au moment de l’interdiction de fumer, estime le cafetier. Bien sûr, je n’ai pas changé la qualité du café. »

« Les temps sont durs, ce geste est très apprécié »

Pascal Aguila vend une centaine de « petits noirs » par jour. Les clients apprécient le geste, notamment les ouvriers qui construisent les nombreuses maisons neuves de Lésigny et entrent ici, attirés par la banderole. « Quand ils viennent à quatre ou cinq, que l’un d’eux paye le café pour tout le monde, il arrive vite à économiser l’équivalent d’un café, précise Pascal Aguila. Augmenter mes ventes, c’est ma façon de m’en sortir par rapport aux nouveaux impératifs du métier. Je ne voulais pas accentuer mon effort sur l’alcool. Et puis j’aime l’idée que quelqu’un qui a froid, ne sait pas où aller, peut venir boire un café pour pas trop cher. »
La démarche commerciale inspire en tout cas beaucoup de sympathie aux clients, y compris aux habitués. « Les temps sont durs pour tout le monde, alors ce geste est très apprécié, assure Franck, qui vient presque tous les matins depuis deux ans. Le café, c’est un produit de base qui reste cher. » « Avec le passage à l’euro, le petit noir avait déjà flambé, ajoute un autre client. Quand on boit un café à plus de 2 € dans Paris, on a l’impression de se faire voler. Ici, on le paye le juste prix et on le boit dans une bonne ambiance ! »



A NANTES, LE CAFE A PRIX CASSE FAIT CAUSER
(par Laure Parny LESIGNY, Le Parisien)

"Après les compagnies aériennes, les pressings et les salles de sport low cost, Nantes inaugure ce soir son premier bar «low cost» au Hangar à bananes. Ze Bar propose en effet le café à 0,60 euros (1,30 euros en moyenne ailleurs) et le demi à 1,30 euros (2 à 2,50 euros dans les autres zincs). Il remplace le Paris, je t'aime, un bar plutôt haut de gamme, qui a fait faillite au printemps dernier.
«On achète nos marchandises en gros, car contrairement aux cafés de centre-ville, on a de la place pour stocker», explique Nicolas Duault, directeur de l'enseigne, qui teste le concept depuis juillet 2007 à Laval (Mayenne). Masse salariale, papier toilette... Tous les coûts sont tirés vers le bas. «Pour un cocktail, on offrira une serviette, pas deux», pré­vient le patron. Les clients seront également priés de venir chercher leurs consommations au comptoir.
Chez les autres cafetiers, les réactions sont partagées. «Dans l'époque actuelle, ça ne peut que marcher», est convaincu Thierry Maréchal, directeur du Cargo, voisin de Ze Bar. «Il est hors de question de baisser mes prix si je dois pour cela casser les salaires de mes employés», rétorque le patron d'un bar du Bouffay, qui vend le café à 1,30 euros et le demi à 2,40 euros. «Certains ont des enfants, des loyers à payer.» «Je ne pense pas que ce concept soit viable: si c'était possible, ça ferait longtemps que des vieux comme moi l'auraient déjà fait», sourit Bernard Pelhâtre, président des cafetiers de l'Umih (Union des métiers de l'industrie hôtelière) de Loire-Atlantique."



A Meaux le prix du café varie du simple au double - de mémoire : 1.80€ au Bureau, 1€ au mac do, 2.10€ chez Tea-mot-thé, 1.60€ à la Brulerie... évidement derrière le café on paie aussi un service.

Par exemple quand je vais prendre un café  Au Bureau, j'y reste 3/4 d'heure - 1h, en général, avec des amis, à discuter, ou seul à bouquiner. Le temps passer à occuper une table me semble valoir les 1,80 € d'un café (bien que les 10 ou 20 centime de hausse des derniers mois c'est peut-etre un peu abuser). Je m'intéresse moins ici à la qualité du café, à ce qui l'accompagne ou comment il est servi. Mais voilà ce n'est pas juste un café. Après, il faut savoir que je suis un vrai consommateur de café (à 4 tasse par jour, et souvent un thé en + das la journée), donc j'en bois aussi chez moi notamment, mais ce n'est pas la même chose, pas les mêmes conditions. Tout ça pour dire que le café ce n'est pas que le liquide noir que vous ingurgitez. C'est aussi de la convivialité ^^.

Ce sujet est pertinent sur notre façon de voir le commerce, notre façon de consommer, mais également superficiel, car si on devait s'intéresser à  tout ce qu'il y a derrière une tasse de café, on verrait que si on payait le café à son vrai prix (comptant le prix du carburant, le salaire des ouvriers, etc...) on le paierais beaucoup plus cher ! Il y a toute une économie derrière le petit noir qu'on s'envoit au comptoir, qui nous passe souvent au dessus de la tête mais sur laquelle il y aurait aussi beaucoup à dire ; et qui permettrait en attendant de relativiser sur les 1€-2€ que l'on doit débourser pour un café (et combien pour un paquet de café ?). Et vous qu'en pensez-vous ?

Sujet à retrouver sur Meaux (le FORUM)


PS : Je complète l'artilce précédent avec un lien vers un sujet de STREETREPORTER.NET : LE VRAI PRIX DU CAFE. Il est daté d'octobre 2007 - le prix du café est aussi un sujet de saison ^^.

Rédigé par F.B.

Publié dans #330 Economie - Commerce

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Thierry 08/11/2008 20:21

Il est vrai que le café on le prend aussi pour l'ambiance du "café", son décor, sa convivialité et le service.. Ce sont hélas des choses qui manquent souvent à Meaux, pour ne pas le citer, le Bureau pourrait faire un effort sur la propreté des toilettes, y remplacer les ampoules grillées, etc.. bref faire en sorte qu'on ait pas à se poser la question de la propreté des cuisines !!!

F.B. 09/11/2008 11:15


C'est pas faux ^^