Carte Postale

Publié le 7 Mars 2008

Pas une carte postale, mais toute une collection de cartes postales anciennes de Meaux, que Michel Redon (dit Lord Bugs *) met a votre disposition sur FLICKR. Merci a lui de nous faire partager toutes ces images, témoignages de ce qu'était la ville au début du XXe siècle. C'est à regarder ici :

 

http://www.flickr.com/photos/lordbugs/show/




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Je profite de cet article pour vous faire redécouvrir un site absolument fantastique : PARISAVANT.COM 
FRED, l'auteur du site, vous propose de revoir Paris, en mettant en parallèle une photo ancienne d'une rue ou d'un monument, et la MEME VUE aujourd'hui. Il shoot lui même la photo. Le résultat c'est le jeu des 7 erreurs. C'est bluffant ! Le site est mis a jour chaque jour à midi. J'ADORE ! 

http://parisavant.com/

Rédigé par F.B.

Publié dans #740 Carte Postale

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Benjamin 08/03/2008 10:25

TL, le coeur me fait toujours parler comme vous, je dois utiliser "toutes les forces de la raison" justement pour être rationnel.Avant, on ne se faisait pas écraser par un bus quand on sortait de la gare, mais pour une bonne partie des voyageurs, on devait marcher à pieds pour rejoindre des endroits très excentrés: Bauval voire... Chauconin! Et cela six jours sur sept après des journées de travail de neuf ou dix heures...Ces musiciens de la fanfare, ils ont l'air heureux... Mais ils ne se consacraient à leur loisir favori que le dimanche, et la semaine de 48h n'avait pas encore été instaurée. 48h, c'est le maximum européen de nos jours...

Fred 08/03/2008 09:59

Merci pour le lien vers ParisAvant ! :) Avec cette exceptionnelle banque de cartes postales anciennes de Meaux, il faudrait que quelqu'un s'attaque à un MeauxAvant ;)

TL 08/03/2008 00:22

Ben, je pense que ce sont deux choses différentes, ce que je regrette ce n'est bien sûr pas la technologie, ni la situation politique, c'est une ville. La ville ne dépend pas de ces paramètres (enfin, si quand même un peu) mais en tout cas, je ne me base pas sur ces critères pour la juger. La vie c'est aussi une dimension spaciale, une dimension sociale. Par exemple, autrefois, la gare était un bâtiment à l'écart de la ville mais intégré dans un dispositif urbain cohérent et en relation avec le reste de la ville, avec la place Lafayette, les Trinitaires, les quais, etc. Aujourd'hui quand on sort de la gare et qu'on se fait pas écraser par un bus, on tombe sur une esplanade en béton, la gare routière, la route empruntée par les poids lours, le parking et le no-man's-land qui le sépare des berges de la Marne. C'est surtout ça qui me rend un peu triste, c'est qu'aujourd'hui l'espace répond à des besoins purement fonctionnalistes, et on perd certaines dimentions qui me paraissent un peu plus importantes, comme l'âme du lieu, le rapport à la Marne, la nature, l'entrée dans la ville etc... On est dans une sorte de ville patchwork, faite de rafistolages en tout genre, un bout de trottoir par ici, un pot de fleurs par là bas...Sur la nostalgie, c'est vrai que c'est un peu exagéré, on a jamais connu cette époque, et pour beaucoup de raisons, j'ai envie de dire : tant mieux! Mais je persiste à croire que Meaux est aujourd'hui une ville plus triste qu'elle ne l'a jamais été... ce site est merveilleux, il fourmille d'exemples et de contre-exemples, je le parcours avec beaucoup de plaisir!

Benjamin 07/03/2008 20:55

D'abord, félicitations à Lords Bugs pour ce travail de compilation et de présentation.Pour le reste... ne rêvons pas, c'est beau, cela fait appel non à nos souvenirs mais à ceux que nous ont racontés, peut être, nos grands-parents donc la valeur patrimonial et sentimentale est immense, mais c'était pas mieux! Il vaut mieux faire une lessive avec une machine que dans un lavoir, surtout en hiver (même si c'est charmant, un lavoir... ) .  Moi j'ai connu (en Alsace) les environs des gares quand les trains circulaient avec du charbon et ça puait! (et ne parlons pas du boulot de cheminot). Ces hussards, ils ont tous été décimés dans les deux premiers mois de la guerre, en chargeant à cheval contre des mitrailleuses lourdes... Même en temps de paix... vous avez vu leur salle de soins? Et ne parlons pas des inondations quasi annuelles, quand le débit de la Marne n'était pas tempéré. L'Internat et son dortoir... génial pour y tourner un truc genre "Grand Meaulnes", mais pour y passer une année scolaire...D'accord pour parisavant;com, génial

TL 07/03/2008 14:34

Je regarde toutes ces photos avec toujours la même nostalgie... C'est incroyable de voir ces lieux à la fois si familiers et si lointains... Et quelle tristesse de voir tout ce qui a été massacré au fil des années, et comment les rares témoins d'une époque complètement révolue sont malmenés (je pense à la chapelle St Remy, mais pas seulement)... Alors peut être tout cela fait il partie d'un processus nécessaire de renouvellement de la ville, et que dans 100 ans, qui sait, on regrettera avec nostalgie nos barres des années 70 ou nos résidences recouvertes d'enduit jaune... est-ce que c'est ça finalement une ville qui vit ? une ville en perpétuelle régénération ? Ce qui me rend si nostalgique et tant pessimiste, c'est moins disparition progressive des traces du passé (après tout, il faut s'y résoudre, la mort fait aussi partie de la vie) que la médiocrité des projets de demain... *snif*

F.B. 07/03/2008 18:10

Je ne crois pas qu'il s'agisse de nostalgie, quand on parle d'une époque qu'on a pas connu... Je suis aussi fasciné que vous par ces images d'une ville un peu idéalisée, et certainement pas si proche de "l'age d'or" qu'on pourrait y voir. Mais il est clair que cette époque, et les images de cette époque montretn une ville où il y a une vraie "culture de celle ci". Et où les espaces publics ont une vraie, grande, qualité... c'est vraiment la belle ville._______________"Ce qui me rend si nostalgique et tant pessimiste, c'est moins la disparition progressive des traces du passé que la médiocrité des projets de demain"J'adhère parfaitement a cette idée ! Que les choses disparaissent ou changent n'est pas le problème. Ce qui l'est c'est ce qui est perdu et n'est pas remplacé, d'une manière ou d'une autre, et les occasions manquées !