Venue de Nicolas Sarkozy à Meaux... (2)

Publié le 14 Avril 2007

J'ai été rapide a publier un billet sur l'évènement, et je n'avais pas toute les informations le concernant. de nouvelles m'arrivent, et j'en découvre aussi d'autres sur le net. Notamment au sujet de la rencontre pré-meeting. Les comptes rendus sont plus ou moins les mêmes. Par exemple :

" Nicolas Sarkozy débat pendant une heure dans une cité de Meaux
(par Emmanuel Jarry)

MEAUX (Reuters) - Nicolas Sarkozy a débattu pendant une heure avec des habitants et des responsables d'associations dans une salle de boxe d'une cité populaire de Meaux en Seine-et-Marne.

Le candidat de l'UMP à  l'Elysée a longtemps hésité à  se rendre à  ce rendez-vous de la cité Beauval, tenu secret par son entourage, où il est arrivé avec plus d'une heure et demie de retard, précédé par sa porte-parole Rachida Dati et le ministre délégué au Budget Jean-François Copé, maire de Meaux.

Bien qu'attendu à  la même heure à  quelques centaines de mètres par plusieurs milliers de partisans, dans la salle des fêtes de Meaux, Nicolas Sarkozy s'est finalement pris au jeu, dans une ambiance parfois surchauffée mais rarement agressive, devant une centaine de personnes en majorité d'origine immigrée.

Les échanges, introduits par le président du Parlement des Banlieues Karim Zéribi, durent déjà  depuis trois quarts d'heure quand un noir d'une cinquantaine d'années en djellaba blanche se lève dans la salle et demande presque timidement : "Est-ce que vous pouvez retirer deux mots ?"

Ce sont les mots "racaille" et "kà¤rcher", dont a usé l'ancien ministre de l'Intérieur lors de visites sur la "dalle d'Argenteuil" et dans une cité de La Courneuve.

Mohamed Chaïb, président d'Energie citoyenne, une des deux associations qui reçoivent Nicolas Sarkozy, tente d'éloigner le débat de ce terrain miné en posant aussitôt une autre question mais le candidat de l'UMP ne se dérobe pas.

Il ne retire pas les mots "racaille" et "kà¤rcher" mais explique longuement les circonstances dans lesquelles il a été amené à  les prononcer.

"J'ai bien l'intention de continuer à  dire qu'un voyou est un voyou et qu'une racaille et une racaille", ajoute-t-il. "Mais je n'ai jamais dit que tous les jeunes d'Argenteuil étaient des voyous ou des racailles."

Plus tôt, la discussion avait failli déraper quand un homme d'une quarantaine d'année, revendiquant haut et fort sa nationalité française et son statut d'entrepreneur, avait dit se sentir "insulté" par les déclarations de Nicolas Sarkozy.

"Quand je vous écoute à  la télé, j'ai envie de vomir", dit cet homme. "Vous commencez vos discours par les femmes battues, le mouton égorgé (...) Moi je suis musulman, je suis intégré mais vous, vous êtes en train de créer la séparation entre les gens (...) Vous ne parlez que des choses mauvaises aux gens, vous faites peur aux gens !"

"ON DIRAIT MA MERE !"

"Ce n'est pas la peine de me montrer du doigt comme ça !" réplique le candidat. "Non seulement je n'ai jamais insulté vos compatriotes de confession musulmane, mais je les ai aidés."

"Vous vous permettez de me faire des reproches qui sont une caricature aussi violente que la caricature (du président du Front national Jean-Marie) Le Pen à  mon endroit", ajoute-t-il.

L'ex-ministre de l'Intérieur est aussi interpellé sur les contrôles policiers au "faciès", la nomination de préfets musulmans, son projet de politique "d'immigration choisie".

Karim Zéribi, ancien conseiller de Jean-Pierre Chevènement place Beauvau, qui ne cache pas sa préférence pour la candidate socialiste Ségolène Royal, a cependant pris soin dans son introduction de ménager le candidat de l'UMP.

"Pour moi, Nicolas Sarkozy est un républicain et un démocrate. Ceux qui le diabolisent ont tort", dit-il.

Du coup, Nicolas Sarkozy s'attire des applaudissements quand il évoque son projet de "plan Marshall II" pour les banlieues - un plan de formation rémunérée et en alternance (théorique et en entreprise) pour 250.000 jeunes des quelque 750 quartiers les plus défavorisés de France.

"Avant la fin 2007, on l'a fait voter, on a mobilisé les crédits, on s'est mis d'accord avec les partenaires sociaux. On commence à  l'appliquer dans un certain nombre de quartiers au début 2008, c'est-à -dire première application de ce plan Marshall le 1er janvier 2008", promet-il.

Il y a un moment d'émotion, lorsqu'une femme d'âge mûre, la tête couverte du foulard islamique, tend à  un Nicolas Sarkozy ruisselant de sueur un kleenex pour qu'il s'éponge le front.

"On dirait ma mère !" s'exclame le candidat. La rencontre a pourtant failli n'avoir jamais lieu.

L'ex-ministre de l'Intérieur, qui avait déjà  renoncé à  plusieurs rencontres de ce type, était attendu à  17h00 locales à  l'"Espace multi-activités sports et loisirs".

Des petits groupes de policiers en civil avaient bien pris position sur le toit et dans les environs du bâtiment d'un étage devant lequel quelques jeunes et des adultes attendaient dans le calme, dont deux militants du Mouvement des jeunes socialistes.

Mais environ trois quarts d'heure après l'heure prévue, Mohammed Chaïb, annonçait aux quelques journalistes présents : "Il n'a jamais été question que Nicolas Sarkozy vienne ici".

Nicolas Sarkozy viendra finalement et ses partisans réunis dans la salle des fête de Meaux attendront.

© 2007 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters."




Ou cet article paru sur le Bondy Blog (
http://yahoo.bondyblog.fr/news/cope-copain )

"COPE COPAIN - refroidisseur de salle
(par Idir Hocini)

Vendredi 13 avril, 17h30, quelques habitants des quartiers de Meaux se réunissent dans une salle de boxe, espérant assister à une joute verbale entre Karim Zeribi et Nicolas Sarkozy. Le président du parlement des quartiers a fait sienne la politesse des rois; il est à l’heure. Il attend le candidat à la présidentielle à côté des vestiaires. Nicolas Sarkozy, lui, se fait attendre.

Des rumeurs circulent dans la foule : viendra ? Viendra pas ? Peu importe, Jean-François Copé, ministre du budget, porte-parole du gouvernement et maire UMP de Meaux, commence son boulot de chef de village ; celui de faire en sorte que ses administrés, surtout les plus jeunes, ne lui foutent pas l’hchouma (la honte) devant le grand patron. Il rappelle donc tout le bien qu’il a fait dans cette ville depuis qu’il en est le chef. Honnêtement, mis à part certains points de divergences, tout le monde dans la salle semble reconnaitre que c’est un bon maire. Il appelle les gens par leur prénom, écoute les doléances, promet d’intervenir dans certains dossiers… "The proximity man show".

Moi, du coup, j’ai pensé : « pas bête l’animal politique ! ». Avec cette union sacrée opérée entre les habitants et leur maire, qui va oser être impoli ou poser une question gênante au chef du chef ? Je me suis tout de suite mis à la place des Meldois : si Gilbert Roger écoute tous mes problèmes et promet de me recevoir pour arranger ma vie de bondynois; est-ce que j’aurai envie, juste après, de casser les pieds à Ségolène pour savoir si elle nommera des ministres issus de l’immigration, si elle est pour ou contre le vote des étrangers, si elle compte s’attaquer sérieusement aux discriminations  ? Pas sûr. 18h30, Nicolas Sarkozy rentre dans la salle et ça démarre."



Il ne s'est certainement pas passé que ça ce vendredi à Meaux. J'attends vos témoignage ;-) 

Rédigé par F.B.

Publié dans #320 Politique

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N 15/04/2007 13:51

Sans trop de rapport avec le sujet non plus ... encore que, à y réfléchir :), un article intéressant sur un projet de décret dont certains craignent qu'ils ne s'orientent vers une surveillance du web participatif et contributif ... donc des blogs:
http://fontainebleau-country.blogspot.com/2007/04/vers-une-surveillance-du-web.html

Benjamin 15/04/2007 10:44

Un peu perplexe sur le commentaire précédent dont on ne voit pas trop le rapport avec le sujet...

F.B. 15/04/2007 14:12

Effectivement pas de lien avec l'article , pas plus qu'avec Meaux (le blog), ou Meaux tout court d'ailleurs. Donc j'ai supprimé ce commentaire. Même si le contenu ne me choquait pas plus que ça : juste un pro Bayrou qui faisait un peu de promotion pour son candidat, et pour son blog. ça arrive de temps en temps ce genre d'incursion bloguesque. Alors ça fait des commentaires pour le blog ! Et ce n'est pas forcément inintéressant, mais comme c'est hors sujet...